Le naufrage du Titan

… ou Futility.

C’est un livre que je voulais lire depuis longtemps. Je savais qu’il existait, mais j’avais du mal à le trouver. Jusqu’à en oublier que je le cherchais…

Il y a quelques jours, je suis tombée sur le thème de février du Thématik Challenge, sur le blog de Sur Ma Table De Nuit, auquel il m’arrive de participer, à savoir : l’eau. Il me fallait trouver un livre qui raconte quelque chose qui se passe sur ou dans l’eau, ou autour de l’eau.

Je me suis d’abord dit que trouver le livre en question serait un challenge en soi, et je ne voyais pas comment trouver une histoire qui me plaise sans faire une recherche par auteur ou par titre.

J’ai alors pensé « autant que je parle de La Nuit du Titanic, de Walter Lord » : c’est un sujet que je connais bien, je n’aurai qu’à relire le livre (je ne suis plus à une fois près !) et au moins il est dans le thème.

Et là je me suis rappelée du Naufrage du Titan. Je savais que le roman paru avant la construction du Titanic relatait le naufrage d’un bateau de croisière avec beaucoup de similitudes. C’était l’occasion de le trouver et le découvrir enfin. Ni une, ni deux, j’ai passé commande en ligne et je l’ai reçu quelques jours après (merci le web !).

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4e de Couverture :

C’était le plus grand navire en exploitation et la plus prestigieuse création de l’homme. Toutes les sciences et tous les corps de métiers connus de notre civilisation avaient contribué à sa construction et assuraient sa maintenance.

Insubmersible, indestructible, il transportait le nombre minimum de chaloupes qu’exigeait la loi.

C’est ce qu’écrivait en 1898 Morgan Robertson, dans ce roman d’une extraordinaire intensité, tout d’abord intitulé Futility. Quatorze ans avant la plus grande tragédie maritime civile de tous les temps, cette histoire préfigurait étrangement le drame véritable.

 

Mon Avis :

En ouvrant ce livre, mise à part la ressemblance avec l’histoire du Titanic, je ne savais pas à quoi m’attendre.

Et dès le départ, l’auteur nous décrit l’ambiance qui règne à bord avec une précision de maître. On est fin XIXe, et on plonge tout de suite dans le bain (oui, même avant le naufrage !) : la différence des classes et la mentalité qui va avec.

Rowland, marin alcoolique et bourru apparemment sans envergure, est le personnage central pour lequel on a rapidement de l’empathie. Et toute l’histoire du roman est basée sur son histoire et sa façon de voir les choses. Ce qui, au fil des pages, va s’avérer surprenant.

Le naufrage n’est finalement qu’un prétexte à un portrait intransigeant sur la société et les mœurs de l’époque.

Pour bien planter le décor, on a droit à un avant-propos de Olivier Mendez, de l’Association Française du Titanic. Même si le projet de celui-ci n’a pas été évoqué avant 1907, on retrouve la même atmosphère et le même état d’esprit. L’auteur parle de techniques qui n’existent pas encore, mais très franchement, quand on ne connaît pas grand chose rien à la navigation, c’est transparent.

Il y a des différences entre les deux histoires, comme le sens de la traversée : le Titan part de New-York, alors que le Titanic l’a pour objectif.

Mais quand on regarde de plus près les similitudes : voyage en avril, pavillons britanniques, tonnage, vitesse maximale, capacité totale, nombre de passagers, de canots, etc… jusqu’au côté qui heurte l’iceberg (tribord), c’est troublant, vraiment. Et le tableau comparatif des points communs/différences en fin de roman ne fait qu’accentuer la ressemblance entre la fiction et la réalité, jusqu’à pouvoir les confondre dans l’esprit du lecteur.

Certains y voient un signe, une malheureuse prophétie… d’autres simplement des coïncidences. Chacun se fera son idée.

On se laissera malgré tout emporter quelques heures dans cette histoire d’un autre temps, qui a existé, à sa manière.

Le livre se lit très vite (170 pages) et on ne se noie pas dans les détails. Un peu comme une parenthèse au milieu du reste, un canot au milieu de l’Atlantique Nord…

Car on ne va pas se mentir, si le Titanic n’avait pas fait naufrage (en tout cas pas dans ces circonstances), jamais on aurait entendu parler de Robertson et de son Titan. D’ailleurs Futility n’était sorti qu’à quelques exemplaires, et n’avait même pas été traduit.

C’est chose faite (depuis 2005), et c’est tant mieux. 🙂

9 réflexions sur “Le naufrage du Titan

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