5 bouquins… En bref ! #1

L’idée de cette nouvelle rubrique est de vous parler brièvement de livres qui m’ont marquée, mais dont la lecture n’est plus assez récente pour être chroniqués. Je vous propose donc un rendez-vous mensuel, le premier mercredi de chaque mois.

 

Le réseau Corneille : Ken FOLLETT

le-reseau-corneille-9782253090564_0Fin mai 1944, les armées alliées préparent le débarquement sur les côtes normandes. Dans le village de Sainte-Cécile, à quinze kilomètres de Reims, les Allemands ont installé un central téléphonique à l’intérieur d’un château historique. 

En vain, l’aviation britannique a essayé de détruire cette place stratégique. Un raid des résistants locaux organisé par Betty Clairet, major de vingt-neuf ans dans l’armée anglaise, s’est également soldé par un échec car le MI6 avait sous-estimé les effectifs de la garnison.

Revenue à Londres en ayant subtilisé le laissez-passer d’une femme de ménage du central téléphonique, Betty réussit à convaincre ses supérieurs d’organiser une nouvelle tentative de sabotage en recrutant elle-même quelques femmes qui vont former un commando unique en son genre. 

Elles ont une semaine pour réussir leur mission mais elles ignorent qu’à Sainte-Cécile, un agent de renseignement nazi a pu obtenir des informations capitales sur la résistance en torturant un des rescapés de l’assaut manqué. 

C’est le premier livre que j’ai lu de Ken Follett, et comme on dit aujourd’hui, c’est un véritable page turner ! Déjà le contexte me plaisait, mais j’ai accroché tout de suite à ce roman historique qui vous tient jusqu’au bout, avec les rebondissements plus ou moins heureux que cette période peut engendrer.

 

La ligne verte : Stephen KING

wir.skyrockOctobre 1932, pénitencier d’État, Cold Mountain, Louisiane. Le bloc E, celui des condamnés à mort, reçoit un nouveau pensionnaire: John Caffey rejoint ceux qui attendent de franchir la ligne verte pour rencontrer la chaise électrique, Miss Cent Mille Volts. Mais Caffey n’est pas comme les autres. D’accord, on l’a retrouvé auprès des cadavres ensanglantés de deux petites filles, mais il est étrangement absent. Jusqu’au jour où Paul, le gardien-chef, tombe malade et alors une terrible vérité semble s’esquisser. Qui est ce prétendu meurtrier aux pouvoirs étranges ? Qui dresse Mister Jingles, l’étrange souris, bien trop intelligente ? Quand Paul commence à répondre à ces questions, il sent que personne dans le bloc E ne sortira indemne de la rencontre avec John Caffey.

Evidemment, on ne présente plus ni l’auteur, ni son œuvre. Mais à l’origine, La ligne verte renouait avec les feuilletons littéraires, puisque l’histoire était écrite en six parties, et distribuée en six « petits » livres. C’est ainsi que je l’ai lu la première fois. Puis il est sorti en « roman », sur lequel je me suis jetée pour pouvoir le relire. Le film avec Tom Hanks est sorti (et il y manque tellement de choses !!), alors je l’ai relu. C’est le premier livre qui m’a fait pleurer. Vraiment. Et que j’ai lu tellement de fois que j’ai arrêté de compter… « Je m’appelle John Caffey Boss, comme la boisson mais ça s’écrit pas pareil. » 

 

Comme un roman : Daniel PENNAC

imagesLES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR :

1- Le droit de ne pas lire.
2- Le droit de sauter des pages.
3- Le droit de ne pas finir un livre.
4- Le droit de relire.
5- Le droit de lire n’importe quoi.
6- Le droit au bovarysme ( maladie textuellement transmissible ) .
7- Le droit de lire n’importe où.
8- Le droit de grappiller.
9- Le droit de lire à haute voix.
10- Le droit de nous taire.

C’est un des premiers livres que je lisais, qui n’était ni polar / thriller, ni fantastique, ni… obligatoire ! Et c’est une véritable bouffée d’air pur que Daniel Pennac nous souffle ici. Avec ses « dix commandements » du lecteur, il décomplexe les plus réticents à la lecture, et nous met tout de suite à l’aise, même avec une littérature classique. J’ai toujours pensé qu’il devrait être présenté aux collégiens/lycéens pour leur proposer la lecture sous un angle plus attrayant, plus ludique. D’une certaine manière, il pourrait faire partie de la catégorie Feel Good.

 

Acide Sulfurique : Amélie NOTHOMB

9782226167224-475x500-1Concentration : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme… Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l’audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l’horreur dénoncée.

Étudiante à la beauté stupéfiante, Pannonique est devenue CKZ 114 dans le camp de concentration télévisé. Le premier sévices étant la perte de son nom, partant de son identité. Zdena, chômeuse devenue la kapo Zdena, découvre en Pannonique son double inversé et se met à l’aimer éperdument. Le bien et le mal en couple fatal, la victime et le bourreau, la belle et la bête aussi. Quand les organisateurs du jeu, pour stimuler encore l’audience, décident de faire voter le public pour désigner les prisonniers à abattre, un tollé médiatique s’élève mais personne ne s’abstient de voter et Pannonique joue sa vie…

Les jeux du cirque modernes : téléréalité, voyeurisme, ignominie, bonne conscience, dénonciation moralisante y ont partie liée. Un monde de bêtise et de cruauté, d’hypocrisie bien-pensante où l’individu a perdu toute liberté d’agir puisque tout est récupéré, où même la dénonciation du système appartient au système. Et cependant qui dit victime dit désir de sauver sa peau. En premier chef de reconquérir la faculté de nommer, le début de l’humanité selon Nothomb…

« Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle. »

L’horreur à son comble, tant dans le « spectacle » que dans le voyeurisme. Une société dépeinte au vitriol, mais tellement proche de la réalité dans l’état d’esprit, tant les personnages et réactions sont crédibles. Un de mes préférés de l’auteure.

 

Le démon et mademoiselle Prym : Paulo COELHO

COELHO Paulo - Le démon et Mademoiselle Prym (Copier)-1Éternelle question du Bien et du Mal. Pour nous conter cette parabole, Paulo Coelho a transformé le fruit du savoir en lingots d’or, et le jardin d’Éden en petit village perdu dans les montagnes, somnolant dans une paisible béatitude. Et le serpent tentateur, voyageur élégant et beau parleur, a choisi pour médiatrice Chantal Prym, jeune et jolie barmaid. Décor d’une biblique simplicité, pour cette fable discrètement parfumée au soufre. Coelho dissèque et manipule ses personnages comme des marionnettes, dans ce monde tout bruissant d’ombres, d’anges et de démons bavards, où la mort ne se cantonne pas aux cimetières, mais reste toujours intimement liée à la vie. Alors, les hommes sont-ils bons ou mauvais ? Et Dieu s’intéresse-t-il à leur sort ? Les âmes ici se creusent comme des gouffres, où tourbillonnent le chaos des pulsions, des frustrations, la fascination et l’horreur de l’ennui.

 Non, l’œuvre de Coelho ne se résume pas à L’alchimiste. Heureusement il a écrit d’autres pépites et, à mon sens, celui-ci en est une. Mademoiselle Prym se retrouve face à un étrange et terrible dilemme qui, d’une manière ou d’une autre, fera basculer son quotidien. Plus elle hésite, plus l’étau se resserre, et le temps joue contre elle. On partage avec elle ses doutes, ses angoisses, son questionnement… C’est indéniablement un de mes préférés de Coelho.

 

Vous les avez lus ? Ils vous ont plu ?

Dites-moi tout en commentaire ! 🙂

2 réflexions sur “5 bouquins… En bref ! #1

  1. Avec beaucoup de retard je tombe sur tes « 5 bouquins… en bref ! Là, le choix est varié. Mis à part « la ligne verte » que j’ai lu en son temps, je me serais bien laissé tenter par ce commando féminin devant venir à bout d’un Central téléphonique. 1) Je me souviens avoir vu un film avec cette trame Résistante mais le titre ne me revient pas. Par contre, il existe un documentaire sur le château historique de Sigmaringen, réquisitionné par Hitler à la famille Hohenzollern propriétaire depuis des siècles au profit du Maréchal Pétain. Pourtant, dans ce noyau de collabos il y avait une taupe qui passait par la Suisse les renseignements aux alliés. Enfin, pendant quelques mois, ce château fut la résidence des « collabos » du gouvernement français de Vichy. Peut-être l’ai-je encore sur une clé USB? « Les dix commandements du lecteur » de Pennac devraient m’intéresser. Je n’ai vu Amélie Nothomb qu’en interview, attachante, intéressante, j’aurais du lire quelque chose d’Elle. « Le Démon et Mademoiselle Prym » doit être prenant, le genre de bouquin que seul le point final vous fait fermer le livre.

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