Premières Lignes #19

Joyland

de Stephen KING

Nouveau billet pour ce rendez-vous hebdomadaire, initié par Aurélia du blog Ma Lecturothèque : les premières lignes d’un livre que j’ai lu, pioché au hasard (ou presque) sur mes étagères.
Si vous souhaitez participer aussi, n’hésitez pas à mettre un commentaire avec le lien de votre article pour que je puisse vous ajouter à la liste. 😉

408 pages – Le livre de poche – 2014

J’avais une voiture, mais au cours de cet automne 1973, je suis allé à Joyland à pied presque tous les jours depuis le petit gîte de bord de mer de Mrs. Shoplaw où je logeais à Heaven’s Bay. Ça me semblait la meilleure chose à faire. La seule à vrai dire. Début septembre, la plage de heaven’s Bay est quasiment déserte. Et ça m’allait. Car cet automne-là fut le plus beau de ma vie, même quarante ans plus tard je peux le dire. Les gens trouvent que les premières amour sont tendres. Et jamais plus tendre que lorsque ce premier lien se brise… Il y a bien un millier de chansons pop et country à l’appui : des histoires d’imbéciles qui ont eu le coeur brisé. Le fait est que ce premier coeur brisé est toujours le plus douloureux, le plus long à guérir, et celui qui laisse la cicatrice la plus visible. Tendre, vous croyez ?

De septembre jusqu’à début octobre, les ciels de la Caroline du Nord sont dégagés et l’air est doux même à sept heures du matin, l’heure où je quittais mon appartement du premier étage par l’escalier extérieur. Si je partais vêtu d’un blouson léger, il finissait généralement autour de ma taille avant que j’aie parcouru les cinq kilomètres séparant la ville du parc d’attractions.
Mon rituel commençait par un arrêt chez Betty, à la boulangerie, pour acheter deux croissants tout chauds. Mon ombre, longue d’au moins six mètres, marchait avec moi sur le sable. Des mouettes pleines d’espoir tournoyaient au-dessus de ma tête, attirées par l’odeur des croissants dans leur papier paraffiné. Et quand je rentrais aux alentours de cinq heures (même si des fois il m’arrivait de rester plus tard – rien ni personne ne m’attendait à Heaven’s Bay, petite station balnéaire qui se rendormait à la fin de l’été), mon ombre marchait sur l’eau. Si c’était marée haute, elle ondulait à la surface, semblant danser une hula lancinante.

4ème de couverture :
Les clowns vous ont toujours fait un peu peur ? L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ? Alors un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une  grande roue un soir d’orage…

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Les livres de Rose
• Lady Butterfly & Co
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• Les lectures d’Emy
• Aliehobbies
• Ma petite médiathèque
• Pousse de ginkgo
• À vos crimes
• L’univers de Poupette
• Le parfum des mots
• Chat’Pitre
• Les lectures de Laurine
• Lecture et Voyage
• Eleberri
• Les lectures de Nae
• Prête-moi ta plume
• Tales of Something
• Ju lit les mots
• Read For Dreaming

Une réflexion sur “Premières Lignes #19

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