Cannibale Blues

Voilà un livre qui sort des sentiers battus et de mes lectures habituelles. Il n’est pas ici question de polar, mais d’une tranche de vie d’expatriés en Afrique dans les années 80. Je ne connaissais pas l’auteure ni cette toute jeune maison d’édition associative, Les Éditions Avallon, mais j’ai tout de suite apprécié leur état d’esprit. Aussi, lorsque Camille m’a proposé de chroniquer ce livre, je n’ai pas hésité ! Et puis, j’aime bien ouvrir des parenthèses au milieu de mes romans noirs…

300 pages – Éditions Avallon – Broché – E-book (06/2020)

Mon avis :
1984. Philippe Ramou, 24 ans, s’engage deux ans pour enseigner l’économie en Afrique, en laissant en France sa bien-aimée Juliette. Dépaysement garanti.
À peine arrivé, il va découvrir Joseph, son boy, avec qui il ne sait pas trop comment se comporter. C’est tout nouveau pour lui, et il doit prendre ses marques.
Au fil des semaines, il va rencontrer des personnages hauts en couleur et aux caractères bien trempés. Tous vont avoir une influence plus ou moins directe sur sa vie, son parcours. Ramou va remettre en question beaucoup de choses en ouvrant petit à petit les yeux sur ce pays dont il ignore tout, et voir chavirer ses convictions en trinquant à coups de Cannibale Blues.

La narration se fait tantôt du point de vue de Joseph, tantôt du point de vue de Ramou. Deux regards différents, avec leurs cultures, leurs valeurs et leurs priorités. La naïveté de l’un, la clairvoyance de l’autre… pas toujours dans le sens qu’on pourrait croire, d’ailleurs !
Le récit est teinté d’humour et de cynisme. Les remarques incisives de certains personnages, comme Généreuse, ancrent l’histoire dans un certain réalisme. Mais le microcosme qu’est cette bulle où évoluent les expatriés va se fissurer, et certains en feront les frais. Un voile se lève sur des mensonges tissés avec habileté, des secrets parfois intimes sont mis à nu… Qui saura tirer son épingle du jeu ? Ramou trouvera-t-il ce qu’il est venu chercher ?

Le style de l’auteur est plutôt agréable, et malgré quelques longueurs, c’est une lecture plaisante. Et j’aurais bien piqué une ou deux recettes de gâteau à Joseph !

Du coup je vais me pencher un peu sur les autres ouvrages de Béatrice Hammer

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