Margot des pleines lunes

Le titre à lui seul évoque la magie et le mystère des métamorphes. N’ayant rien lu dans ce domaine depuis (trop) longtemps, j’étais ravie d’accepter la chronique et remercie chaleureusement l’auteur, Bruant d’Almeval, de m’avoir fait découvrir son roman.

92 pages – Auto-édition – Kindle (2,99€)

Mon avis :
Les mythes et légendes surnaturels m’ont toujours attirée. On entend toutes sortes d’histoires sur ces créatures mystiques que sont les vampires ou les loups-garous, et elles se terminent très souvent dans la violence et la sauvagerie inhérentes à la nature propre de ces êtres fantastiques.
Dans cet ouvrage, Bruant d’Almeval a pris ces clichés à contre-pied en racontant la vie de Margot, adolescente de 17 ans, qui mute en biche à chaque pleine lune. Sa seconde nature n’étant pas un animal agressif, le parallèle est fait entre les craintes de la biche et celles de la jeune fille quant au monde qui les entoure.
Elles ont toutes deux soif de liberté et d’apaisement, mais comment garder confiance en l’humain lorsqu’on porte un secret qui nous contraint à l’isolement ?
Au quotidien, Margot sauve les apparences et prépare son bac, en jonglant entre l’éloignement de son frère à qui elle n’ose pas se confier, l’ami de celui-ci dont elle ne supporte plus les avances balourdes, et ses rêves inaccessibles d’artiste épanouie.

L’auteur nous livre ici une histoire empreinte de poésie, d’humilité et de force accentuée par la complicité qui unit certains êtres. Plus qu’un roman, ce court récit s’apparente pour moi à un conte au sens « magique » du terme puisqu’il souligne le champ des possibles – et leurs complexités – qu’offre la vie quand on ouvre les yeux (et son esprit) et qu’on s’en donne un peu les moyens.

Sortie de ma zone de confort par rapport à mes lectures habituelles, j’ai néanmoins passé un très bon moment avec cette biche fantastique et la douce atmosphère du coteau décrite par l’auteur. Peut-être, lors de ma prochaine balade en forêt, j’ouvrirai l’oeil différemment…

4ème de couverture :
Margot a dix-sept ans et des airs d’héroïne romantique. Elle rêve d’un destin d’artiste, loin du Coteau où elle mène une existence compliquée. Un secret la contraint en effet à la solitude, une différence que nul ne pourrait comprendre : les nuits de pleine lune, elle quitte son corps pour celui d’une biche blanche. Les chasseurs de la région sont en émoi et l’un d’eux se montre particulièrement insistant. Personne à qui se confier, pas même Renaud, son frère aîné et tant aimé ! D’ailleurs, que pourrait-il, lui qui est plongé dans les doutes existentiels depuis son retour au Coteau ? L’étau se resserre chaque jour un peu plus autour de Margot. Les ombres se multiplient dans son sillage. Et c’est l’histoire familiale entière qui se révèle à elle dans la tourmente de son présent… 
Un récit haletant et subtilement fantastique, qui explore les thèmes de l’identité et de la liberté. Évoquant la précarité des liens entre frères et sœurs à l’adolescence, il offre le portrait d’une jeune femme combative face à la fatalité, et celui d’un jeune homme bouleversé, tous deux à un tournant de leur existence.

2 réflexions sur “Margot des pleines lunes

  1. Cela me rappelle toutes les histoires de mon enfance, mon adolescence, qui se racontaient dans les soirées d’hiver. Certaines personnes parlaient « avec les Esprits », les Djinns et nous relataient « leurs conversations ». Sûrement que « Margot des pleines lunes » doit nous replonger dans cet Univers envoûtant dont nous étions très très friands.

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